Archives par étiquette : chirurgie orthognathique

Ostéotomie Sagittale Haute (ou Courte)

L’ostéotomie sagittale de la mandibule est une intervention courante dans la chirurgie des dysmorphoses dentofaciales, y compris pour les dysmorphoses de faible importance.

tournevis de Fritzemeier permettant de synthéser les fragments osseux par une mini-incision

tournevis de Fritzemeier permettant de synthéser les fragments osseux par une mini-incision

La technique décrite dans cet article est une technique ancienne, décrite par Perthes Schloessmann en 1932. Il s’agit de l’ostéotomie mandibulaire Haute, ou courte, ou sus-spigienne. La plus grande difficulté est technique, puisque l’ostéosynthèse est très haute. Le tournevis contre-angle de Fritzemeier permet de limiter la difficulté, et redonne un intérêt à ce type d’ostéotomie.

 

 

Il existe donc trois techniques d’ostéotomies mandibulaires:

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Faut-il retirer les dents de sagesse avant une ostéotomie mandibulaire ?

La question fait débat de longue date, voici quelques éléments pour comprendre le problème.

L’ostéotomie mandibulaire horizontale ou « longue » (technique d’Epker ou d’Obwegeser) s’effectue le long du nerf mandibulaire. Le temps de la séparation des deux valves osseuses est un moment délicat, explosant aux agressions du nerf mandibulaire inférieur et à la fracture de valve. La présence des dents de sagesse pendant ce clivage augmente-t-elle le risque de fracture? d’hypoesthésie post-opératoire?

N.B. L’ostéotomie mandibulaire verticale ou « courte » (technique de Perthes Schloessmann) ne s’effectue pas au niveau de la dent de sagesse. Elle peut donc être retiré avant l’ostéotomie sans problèmes particuliers, car le clivage osseux de la mandibule se situe au dessus de l’alvéole de la dent de sagesse.

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Les ostéotomies des machoires

La chirurgie orthognathique peut concerner la mâchoire du haut (maxillaire), ou celle du bas (mandibule), ou le menton. Parfois, il est nécessaire de faire les trois en même temps. Les dents de sagesse peuvent parfois être retirées dans le même temps opératoire que l’ostéotomie. Continuer la lecture

Qu’est-ce que la Chirurgie Maxillo-Faciale? la Stomatologie?

La Chirurgie Maxillo-Faciale est une spécialité médicale chirurgicale. Le chirurgien maxillo-facial est médecin et chirurgien, diplômé de chirurgie générale, et spécialisé en tout ce qui se rapporte à la sphère cranio-maxillo-faciale, y compris la chirurgie esthétique du visage.

La Stomatologie est une spécialité médicale chirurgicale. Le Stomatologiste est donc médecin et chirurgien, spécialisé en ce qui se rapporte à la sphère oro-faciale. La maitrise de l’art dentaire complétée par les connaissances médicales apportent aux stomatologistes une compétence unique.
Un chirurgien? Autrefois, les barbiers assuraient l’art de la chirurgie. Puis, pour avoir le titre de chirurgien, il fallait passer un diplôme de chirurgie générale, c’est à dire deux années de chirurgie orthopédique, viscérale, vasculaire. Actuellement, les chirurgiens sont en voie de disparition…

CHIRURGIE MAXILLO-FACIALE

  • Cancérologie cervico-faciale et de la cavité buccale
  • Chirurgie des glandes salivaires et de la glande thyroïde
  • Chirurgie cervicale
  • Chirurgie orthognathique (chirurgie de la déformation des mâchoires et des dysmorphoses du visage)
  • Traumatismes faciaux et leurs séquelles

CHIRURGIE PLASTIQUE DE LA FACE

  • Tumeurs cutanées de la face
  • Chirurgie réparatrice et reconstructrice des séquelles
  • Chirurgie orbito-palpébrale
  • Otoplastie
  • Chirurgie du rajeunissement facial (liftings, lipofillings, blépharoplasties)
  • Profiloplastie (rhinoplastie et génioplastie)

STOMATOLOGIE

  • Maladies bénignes et malignes de la cavité buccale
  • Chirurgie buccale, extractions dentaires (dents de sagesse)
  • Chirurgie pré-implantaire (greffe osseuse)
  • Kystes maxillo-mandibulaires

La disjonction maxillaire ou mandibulaire

Parfois la mâchoire est trop étroite. Cela entraîne un mauvais contact entre les dents des mâchoires supérieures et inférieures.

trans_GNE_modQuand la croissance est terminée, il est nécessaire d’associer un traitement à l’aide d’un disjoncteur avec un acte chirurgical.trans_ormco_rpe1 La chirurgie consiste à créer une fente dans l’os, puis l’appareil écartera tous les jours la fente afin qu’elle soit comblée par de l’os. Au niveau du maxillaire, l’appareil se situe au niveau du palais. Au niveau de la mandibule, en arrière des dents du bas. Continuer la lecture

Les plaques d’ancrage

Les plaques d’ancrage osseux sont conçues pour aider le traitement orthodontique dans les cas difficiles.

Cette fiche d’information a été conçue pour tenter de répondre à toutes les questions que vous pouvez vous poser. Le but de ce document est de vous apporter tous les éléments d’information nécessaires et indispensables pour vous permettre de prendre votre décision en parfaite connaissance de cause. Aussi vous est-il conseillé de le lire avec la plus grande attention.

Définition, objectifs et principes

  1. Lors d’un traitement orthodontique, le praticien colle sur les dents des braquettes (ou «bagues»). En liant les braquettes, l’objectif est d’avoir une action et de déplacer les dents. Toute la difficulté est de ne pas induire de mouvement sur les dents sur lesquelles on s’appuie (mouvements parasites).

  2. La plaque d’ancrage est un dispositif fixé à l’os au dessus des dents. Le praticien va s’appuyer sur ce dispositif pour déplacer les dents, et éviter les mouvements parasites.

  3. S’il fallait faire une comparaison, il faudrait comparer ce qui se passe lorsque l’on déplace un bateau qui est accroché à d’autres bateaux. En tirant sur l’un, on risque de déplacer les autres bateaux. La plaque d’ancrage serait alors un «pilonne» supplémentaire fixé au fond de l’eau, limitant les mouvements parasites.

Quelques exemples :

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En pratique,

La pose des plaques peut se faire au cours d’une anesthésie locale. Parfois, elle est réalisée sous anesthésie générale si d’autres gestes doivent être réalisées en même temps (ablation des dents de sagesse par exemple).

Les plaques sont laissées en place pendant tout le traitement orthodontique, puis sont retirées sous anesthésie locale. Elles sont en titane (métal très solide utilisé pour la plupart des prothèses médicales).

Prise en charge par l’assurance maladie :

Malheureusement, l’Assurance Maladie ne rembourse pas cette technique qui est nouvelle, considérant qu’il s’agit d’une technique de confort.

Dans certains cas, elle peut cependant diminuer la durée du traitement orthodontique.

La chirurgie du menton (génioplastie)

Pourquoi opérer ?

L’ ostéotomie du menton (appelée « mentoplastie ou génioplastie ») a pour objectif de repositionner le menton lorsqu’il est trop en avant, trop en arrière, trop ou pas assez haut et/ou asymétrique.
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L’ostéotomie du menton est parfois associée à une chirurgie des mâchoires (ostéotomie maxillaire et/ou mandibulaire) ou à une rhinoplastie dans le cadre d’une profiloplastie.

 

Comment se déroule l’intervention?

L’opération est pratiquée sous anesthésie générale après une consultation de pré-anesthésie.

Dans la plupart des cas, le menton est abordé par des incisions de la muqueuse buccale (pas de cicatrice extérieure). Le chirurgien coupe le menton au dessous des dents ce qui permet de le déplacer dans la direction prévue avant l’intervention. Les fragments osseux sont alors fixés par des fils d’acier ou des mini-plaques en titane (ostéosynthèse). Des points de suture sont mis en place dans la bouche. Ils disparaissent en 2 à 4 semaines ou sont ôtés en consultation.

La consolidation osseuse est obtenue en près d’un mois et demi. Suivant les cas, le matériel d’ostéosynthèse peut être retiré à distance.

Les suites opératoires habituelles et les soins post-opératoires.

  • Des saignements par la bouche, fréquents juste après l’intervention, sont habituellement sans gravité.

  • Le gonflement des joues, des lèvres et du cou (oedème) est très fréquent et parfois important. La mobilité et la sensibilité des lèvres inférieures sont parfois diminuées.

  • Une excellente hygiène buccale est essentielle. Des bains de bouche vous seront prescrits. Après chaque repas, les dents et les gencives devront être nettoyées avec une brosse ultra-souple. Un jet hydropulseur peut également être utilisé.

  • La douleur est modérée, cède avec des antalgiques et disparaît en quelques jours. Des poches de glace enrobées dans un linge (pas directement sur la peau) diminuent le gonflement et la douleur.

Les précautions à respecter

  1. Le tabac doit être arrêté 8 jours avant et après l’intervention jusqu’à la fin de la cicatrisation .

  2. Sports : pas avant 3 semaines pour les activités sans aucun risque traumatique, pas avant 2 mois pour les activités habituelles et pas avant 3 mois pour les sports de combat.

Les risques

Tout acte médical, même bien conduit, recèle un risque de complications. Il ne faut pas hésiter à prendre contact avec l’équipe chirurgicale qui vous a pris en charge.

  • Des saignements abondants sont rares au cours de l’intervention et peuvent exceptionnellement nécessiter une transfusion de sang, voire un geste chirurgical complémentaire.

  • Des troubles de la sensibilité de la lèvre inférieure, de la gencive ou des dents sont habituels. Ils vont progressivement s’estomper mais la récupération peut être longue.

  • Une infection des tissus mous du menton ou du cou (cellulite) peut survenir quelques jours à quelques semaines après l’opération et nécessiter un traitement adapté.

  • Un retard ou une absence de consolidation osseuse, souvent favorisés par des facteurs extérieurs (traumatisme…), est très rare et nécessite de réaliser une nouvelle intervention.

  • Des traits de fracture imprévus lors de la section osseuse qui peuvent entraîner une intervention sur la mâchoire inférieure.

  • Consolidation en mauvaise position. Si les déplacements sont importants, une autre opération peut être nécessaire.

Au total, ce qu’il faut retenir de la génioplastie :

  • Préparation : Douche aux Antiseptiques locaux.
  • Durée de la chirurgie : 45 à 90 minutes.
  • Anesthésie : Anesthésie générale.
  • Douleur : Nécessite un recours aux antalgiques.
  • Soins : Pansement et drain post-opératoire.
  • Complications : Rougeurs, bleu, œdème ; rares : infection, défaut de consolidation, déficit sensitif.
  • Contre-indications temporaires ou définitives : traitement faisant saigner.
  • Suivi : Visite à 8-10 jours, puis à 6 semaines de la consolidation osseuse; contrôle à 6 mois.
  • Éviction sociale : 3 à 10 jours.
  • Coût : une partie est remboursée par sécurité sociale si elle rentre dans le cadre d’une dysmorphose. Compter 200 à 1500 € d’honoraires complémentaires.

Alimentation molle

L’alimentation molle correspond à une alimentation parfois mixée, mais épaisse. Il s’agit donc d’une alimentation normale, mais molle, avec par exemple  :
– de la viande hachée séparément des légumes cuits.
– des fruits uniquement cuits ou en compote.

 Exemples de repas :
– Boudin, purée.
– Steak haché, pâtes.
– Jambon haché, haricots verts.
– Poisson, épinards.
– Tomates cuites, poulet haché.
– Petits pois, escalope hachée à la crème.
– Carottes, porc haché.
– Ratatouille, veau haché.
– Œuf, épinard.
– Poisson, riz.
– Hachis parmentier.
– Mousse de poisson.
– Soufflé au fromage.
– Tomates farcies.

Exemples de dessert ou de collation
– Chocolat: biscuits trempés, céréales.
– Banane.
– Compote.
– Laitages: riz au lait, semoule.
– Crème dessert.
– Œuf au lait.
– Mousse au chocolat.
– Glaces et sorbets.

Alimentation après une chirurgie de la mâchoire

  1. Quels sont les conseils d’alimentation après une chirurgie de la mâchoire?
  2. Qu’est-ce qu’une alimentation liquide?
  3. Qu’est-ce qu’une alimentation mixée lisse?
  4. Qu’est-ce qu’une alimentation mixée épais?